Le traitement des « objets militants » (produits du mouvement ouvrier et des mouvements sociaux) : conservation,
valorisation, histoire
Du 11/09/2024 au 14/09/2024 Actualité du service
Odile Gaultier-Voituriez et Mélody Hervé ont participé à la 54e conférence annuelle de l'International Association of Labour History Institutions, organisé à la Contemporaine (Nanterre) du 11 au14 septembre 2024.
Les objets militants entrent au Département archives de la Direction des ressources et de l'information scientifique de Sciences Po par le biais de fonds d'archives politiques. Ces objets sont patrimonialisés lors de leur entrée dans les archives.
Lors de chaque élection politique, le Département archives fait un appel aux dons du matériel électoral sans préciser explicitement que les objets en font partie. Or de nombreux objets nous sont confiés grâce à cette communication. Cette collecte non proactive soulève plusieurs questions. Comment les militants ou les donateurs perçoivent-ils les objets ? À quel moment les objets deviennent-ils des archives ou constituent-ils un fonds ? Collecter des objets de cette manière n’apporte généralement que peu le contexte de création. Dans ce cas, comment peut-on retracer l’histoire de ces objets ? Le fonds Michel Bongrand est conservé à Sciences Po. Bongrand étant considéré comme l'un des « pères de la communication politique en France », son fonds peut apporter certains compléments sur l’histoire des objets, grâce aux dossiers écrits. Ils peuvent nous expliquer le contexte de création ou la manière dont ces objets sont perçus et les retombées attendues.
En quoi la collecte d’un masque chirurgical estampillé Rassemblement national ou d’un jeu de cartes (fonds des archives électorales), d’une calculatrice ou d’un briquet (fonds Michel Bongrand), de bonbons CFTC ou d’un tablier (fonds des tracts politiques) rendent-ils ces fonds uniques et originaux ?
